ALERTE COVID-19
Par arrêté Préfectoral N° 2020-701 en date du 10 Septembre 2020
A compter du Vendredi 11 Septembre 2020, et pour une durée d’1mois, le port du masque est obligatoire entre 6h et 22h pour les personnes de onze ans et plus, dans tout l’espace public des communes du département du Val-d’Oise de 5 000 à 10 000 habitants ainsi que dans les communes suivantes, qui leur sont limitrophes : Boisemont, Puiseux-Pontoise, Neuville sur Oise, Ennery, Valmondois, Butry-su-Oise, Mours, Nointel, La Frette-sur-Seine, Fretillon, Montlignon,Andilly, Margency, Piscop, Moisselles, Bonneuil-en-France, Le Thillay, Vaudherland, Roissy en France et Seugy
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Patrimoine architectural et culturel

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Architecture

Nous avons très peu de monuments « importants ».

Le premier de tous est l’église Saint-Nicolas, surnommée « le clocher au bord de l’eau », qui fut construite aux XIIe et XIIIe siècles par les abbés de Saint-Denis. Elle se compose d’une nef suivie d’un chœur à pans coupés. Cette nef munie de contreforts extérieurs est caractéristique de l’époque moyenâgeuse. L’ensemble a une longueur totale de 25 m sur une largeur de 10 mètres.
La façade très simple comprend un portail à deux vantaux surmonté d’un tympan en plein cintre avec, au milieu, une croix pattée en bas-relief.
L’église a retrouvé sa caractéristique unique dans la région (perdue en 1969) : ses « jupettes » (autrefois dénommées par erreur « abat-sons »).

L’architecture « éclectique » du début du XXe siècle :

Dès 1900, des Parisiens aisés, attirés par la qualité du site se font construire des maisons de villégiature sur les bords de Seine. L’architecture de ces maisons est souvent d’une fantaisie débridée. Certaines maisons dites « bourgeoises » retiennent l’asymétrie de plan, la variété des gabarits et le parti-pris vernaculaire : pierres meulières, appareillage de briques, colombage. Elles sont souvent entourées de jardins composites, créés par les « rocailleurs » qui présentent de fausses grottes et des rampes en faux bois :

- 4 quai de Seine : une maison typiquement éclectique aux clochetons, jardins en terrasse, rampe d’escalier en fer forgé, récupération de l’Exposition Universelle de 1900, décor très diversifié de la façade,
- 8 quai de Seine : autre maison éclectique, construite par Louis Hyppolite Gaston Tilliard, elle rappelle celles signées par Viollet-le-Duc. L’ancien maire de La Frette, Louis Schreck (le plus important fabricant d’hydravions au monde pendant la première guerre mondiale), l’a habitée à partir de 1918.
- 9 quai de Seine : un portail en briques « Art Déco »,
- 32 quai de Seine : un jardin de « rocailleurs »,
- le quai, à proximité de l’église, est bordé par une série de maisons de ville avec des ornements en façade : frises, statuettes, encadrements de baie, mosaïques sur linteaux, chaînage d’angle.

De nombreuses villas (construites dans les années 1930) de la rue de la Gare et de la rue Jean Lefebvre sont dues à l’architecte frettois Henri Lecoeur.

Les personnalités

Au XIXe siècle, le développement du chemin de fer amena de nombreux peintres sur les rives de la Seine. Une vingtaine de peintres d’une certaine notoriété (plusieurs, inspirés par le mouvement impressionniste) ont laissé derrière eux une ou plusieurs œuvres représentant La Frette.

Parmi eux, nous citerons : BARBIER, CAMOIN, DAUBIGNY, DE KAT, KAMINAGAI, LE PETIT, MARQUET, PISSARRO (Lucien), et VLAMINCK.

Le « parcours des peintres » créé en 2007 évoque leur souvenir grâce à des reproductions installées à l’endroit où les tableaux ont été peints. En certains endroits la vision est identique, seuls les bateaux ont changé !

Maisons où vécurent des artistes :
- Sente des Verjus : Alfred-Marie Le Petit,
- 10 rue Aristide Briand : maison que Jacques Chardonne fit construire par Henri Pacon, architecte parisien de renom,
- 30 quai de Seine : maison où vécut Albert Marquet,
- 32 quai de Seine : Villa « La Rochefrette » maison d’André Barbier,
- rue Alexandre Dumas : maison de Roger Ikor,
- 114 quai de Seine : le chanteur Polin,
- 46 rue des Prés : Paulette Dubost,
- rue de la Gare : Anne-Pierre de Kat.

Passèrent ou séjournèrent un peu à La Frette, entre autres :
- Guy de Maupassant, Alfred Jarry,
- Charles-François Daubigny, Louis Hayet, Lucien Pissarro, Maurice de Vlaminck,
- Edith Piaf (qui épousa Théo Sarapo dont les parents étaient coiffeurs à La Frette), ainsi qu’Yves Montand.